Tante Claude ! si peu tante et tant jeune femme troublante, jolie garçonne si féminine…
Je t’ai peu et bien connue, mon souvenir ne saurait s’évaporer, longue silhouette portant sa pitance à Eric le chien fou, jeune cavalière qui séduit une fois pour toutes le jeune rebelle ; tu aimais fidèlement ton frère, my poor old sick and crippled father (il riait sans retenue de cette formule de ma vraie affection tardive). Toi, je te garde dans mon cœur et mon esprit comme le symbole même de la féminité, d’une liberté aussi, sans phrases ni scandale, qui m’aura inspiré sans nulle doute l’amour de toutes les femmes et leur respect. Pas de regret ! quitter ce monde n’est rien, il est si moche, enlaidi qu’il est par la grotesque prétention des mâles, ces bravaches inconséquents, ces gâte-sauce aussi suffisants qu’incompétents : poor old sick and crippled beings !
Je t’embrasse avec toute la tendresse dont je suis capable.
Bernard