Le lecteur la reconnaîtra

Vous êtes une fleur qui suffirait à déparer n’importe quel bouquet et je n’ose penser à l’effet qu’elle ferait sur la couronne mortuaire des pauvres, dernier hommage de leurs semblables avant l’entrée dans ce néant qu’ils n’ont jamais quitté. Vos airs hautains, sévères font rire quand on les rapporte à vos propos sur l’humilité. Votre … Continuer la lecture de Le lecteur la reconnaîtra

Verbe et Rapport

Ce matin, en marchant à Otomani (Bihor), j’ai établi en toute simplicité une nouvelle loi. La voici : plus vous disposez de points de repères, pour ainsi dire géodésiques, plus grande est leur diversité, visuelle et mentale (pour vous), mieux vous les avez étalonnés (en termes kilométriques) – et plus, alors, le trajet parcouru vous … Continuer la lecture de Verbe et Rapport

Lettre d’Otomani à un ami Mes intuitions, auxquelles je crois, comme à la science intuitive de Spinoza – dont tu ignores tout…

Ce matin en marchant (mes heures les plus productives), je me suis dit que j’étais trop complaisant avec Alexandre Jardin : c’est un Ravi, comme dans la crèche provençale ; pour moi, il rejoint Larrouturou, Latour, Serres le petit Poucet, Klein le très médiocre philosophe, Deleuze l’imposteur, Foucault l’arriviste sans aveu, Girard le benoît, et … Continuer la lecture de Lettre d’Otomani à un ami Mes intuitions, auxquelles je crois, comme à la science intuitive de Spinoza – dont tu ignores tout…

Monsieur Boucheron marchand de pochettes-surprise

Pascal, qu’on devrait surnommé l’irréfragable, nous a dûment averti : à la science on doit la créance, c’est dire qu’on doit peu à l’opinion ; Spinoza nous avait mis en garde contre les idées fausses, fictives, confuses, contre la connaissance par ouï-dire. Ce distingué professeur, connaisseur confirmé du Moyen-Âge et de la Renaissance en Italie, … Continuer la lecture de Monsieur Boucheron marchand de pochettes-surprise

Place des grands hommes ou l’engeance la plus méprisée

Il n’y a rien de tel que les préjugés anti-tsiganes pour avérer les fausses gloires et les vrais racistes ; d’emblée, je destine à la décharge un couple de détritus, respectivement ancien président et ancien premier ministre de notre triste république qui n’est, bien plutôt, qu’une solitude – pour parler comme Spinoza. Ils ont craché sur les … Continuer la lecture de Place des grands hommes ou l’engeance la plus méprisée

Ordres de grandeur

J’ai, à n’en pas douter, vidé plus de bouteilles qu’il aura jamais poli de lentilles optiques (c’est dire son application et mon intempérance) ; le vingt et un février 1677, jour de son pauvre trépas, dans une armoire à cinq rayonnages, il possédait cent soixante ouvrages, j’en détiens à la louche cent fois plus ; à quarante … Continuer la lecture de Ordres de grandeur

Désir gratis

En écoutant les béats du « désir », cette bestiole médiocrement réduite en esclavage par le Mage de Vienne, on en vient à se demander si on a affaire, avec le désir, à une tarentule, un ornithorynque, ou encore une chimère procédant des deux. Pour connaître le fin mot de ce qui nous enveloppe de la première … Continuer la lecture de Désir gratis

« Arrière Spinoza ! Laisse parler la chanteuse. »

On me presse, adjure de commettre (encore) quelque billet acide sur l’état de la culture. Comme si je n’avais pas pris ma part, et au-delà, d’une tâche infinie comme sans espoir. Loin de me convaincre moi-même, je ne peux cependant décevoir quiconque trouve un caractère mélodieux à mes croassements. Ce matin, très tôt, réveillé sans … Continuer la lecture de « Arrière Spinoza ! Laisse parler la chanteuse. »