Quand j’aurai dit que le personnage est propriétaire du Bon Marché, j’aurai fait assez pour sa réclame.
Ami, j’ai dit suffisamment ce qu’il faut penser de ce genre d’individu dans mes œuvres complètes, en un billet intitulé « Dans le mille ? ». Mais je sais que mon talent est loin de te convaincre (pas plus qu’une pomme pelée). J’en remettrai donc une couche en artisan peintre convaincu une fois pour toutes de la maîtrise de son modeste métier. Quelle ne fut pas ma tristesse en constatant que tu conserves ton estime au personnage en question, mis en cause par quelque pseudo universitaire, réellement gauchiste mais en l’occurrence honnête compilatrice des hauts faits de ce spadassin de la finance. Je vois là un effet de la seule faille que je pense déceler dans une intelligence que je place très haut et estime à due proportion : le manque de curiosité. Je ne suis certes pas ton père mais juge que, moyennant une infime correction de cette cécité de l’entendement, tu tutoieras les sommets – par pitié, pas pour accumuler des milliards !
Je vais de ce pas développer brièvement ce que j’ai établi conceptuellement dans mon billet. Le personnage est intellectuellement un homme de très petite taille ; on sait vaguement comment il joue du piano ; j’aimerais cependant goûter sa prose, épreuve de vérité s’il en est. L’Académie des sciences morales et politiques s’est déshonorée en l’accueillant en son sein : il n’est que trop clair qu’elle obéissait aux appâts conjugués du lucre et de la renommée. Socialement, il est un pur parasite, d’abord par l’héritage puis les relations puis encore ses manières, à l’occasion, de truand. Le gendarme des marchés ne l’a pas épinglé pour rien. Humainement, c’est un très gros détritus. Tu as manqué de curiosité et aussi d’équité. L’équité est une question morale, libre à toi ; je suis quant à moi d’une moralité douteuse, à savoir que je doute de la morale de beaucoup… Libre à toi, encore.
Ce mec est une merde, et on discute encore du fumet qu’il dégage !