Pas mal ! Pertinence, patience et longueur de temps…
Quand je dis : « Va te faire foutre ! » à l’intelligence artificielle (Google), elle me répond : « Vous ne mâchez pas vos mots ! J’essaierai de faire mieux la prochaine fois. »
modeste proposition pour venir à bout de l'ignorance
Quand je dis : « Va te faire foutre ! » à l’intelligence artificielle (Google), elle me répond : « Vous ne mâchez pas vos mots ! J’essaierai de faire mieux la prochaine fois. »
Pascal, qu’on devrait surnommé l’irréfragable, nous a dûment averti : à la science on doit la créance, c’est dire qu’on doit peu à l’opinion ; Spinoza nous avait mis en garde contre les idées fausses, fictives, confuses, contre la connaissance par ouï-dire. Ce distingué professeur, connaisseur confirmé du Moyen-Âge et de la Renaissance en Italie, … Continuer la lecture de Monsieur Boucheron marchand de pochettes-surprise
Il n’y a rien de tel que les préjugés anti-tsiganes pour avérer les fausses gloires et les vrais racistes ; d’emblée, je destine à la décharge un couple de détritus, respectivement ancien président et ancien premier ministre de notre triste république qui n’est, bien plutôt, qu’une solitude – pour parler comme Spinoza. Ils ont craché sur les … Continuer la lecture de Place des grands hommes ou l’engeance la plus méprisée
Nos mots nous disent tout entier, personne n’y échappe, ils nous dévoilent. Quatorze ans après m’avoir donné congé, elle m’écrit que, mis à part le géniteur de son chef-d’œuvre ici-bas, je suis le seul homme dont elle fut éprise. Piètre lot de consolation ! Dire aimer lui aurait arraché les lèvres qu’elle a d’ailleurs belles mais minces ; … Continuer la lecture de Les mots, eux, ne portent pas le voile
Dans un silence de cathédrale, la lourde Tesla conquérante, noire par surcroît, glisse sans ambages sur la pente agreste du coteau radieux. Seul le chuintement de ses pneus, comme une prière chuchotée, fait un contrepoint presque muet au doux pépiement des merles… Soudain entre jusqu’au fond de mes oreilles, le crépitement saccadé des schlittes, si pesantes, … Continuer la lecture de Le dernier homme Réponse du berger d’Otomani au projet de domination universelle (et hors de son ordre) du Rat Muské
Une fois, une seule, j’ai éprouvé l’envie de tuer – qui doit être proscrite en tout temps, en tous lieux. Il s’agissait d’un petit patron de mangeoire à tambouile, autrement appelée restaurant. Fils d’enseignant, comme il se doit dans notre cité creuse et donneuse de leçons, il avait qualifié mon enfant tsigane chérie de clocharde, … Continuer la lecture de Le comble de l’ignominie : une blessure
Au nombre de mes maîtresses beaucoup trop nombreuses, je compte deux paroissiennes de Saint-Sulpice ou Saint-Louis, si l’on veut, dans la fleur épanouie de l’âge, douées d’un esprit pas seulement religieux, dotées de maris affairistes sans scrupules ni vergogne, partant, à l’abri du besoin pour jamais. L’une m’estimait le phénix des intelligences par elle rencontrées ; l’autre, ayant sondé … Continuer la lecture de Charité n’est pas justice
Si je ne devais retenir qu’une chose (et je ne retiens que celle-la) du champion toutes catégories de la gauche ultra et tempérée, ce serait sa définition du travail : travailler c’est entreprendre de penser autre chose que ce qu’on pensait avant. Même si c’est assis sur son derrière, comme tous les scribes, le vénéré … Continuer la lecture de Travailler
Celles et ceux qui, considérant le livre de leur existence, disent que quand ils tournent la page, ils la tournent une fois pour toutes, sans appel, ne me semblent pas des lecteurs bien sérieux ni loyaux. Car comment en user ainsi avec soi-même ? Peut-être pignochent-ils, lisent-ils en diagonale mais en tout cas ils ne lisent … Continuer la lecture de Il y a lire et lire
La foule est terrible quand elle est sans crainte et la femme quand elle a cessé d’aimer.
Je vous épargnerai le logis comme seconde peau, comme reflet de l’âme… En ce temps, je devais et le dois toujours, pour des raisons impérieuses, quitter la patrie que j’estime si peu, pour de longs séjours dans une contrée peu connue et, à tort, peu estimée. J’avais en ce temps, je l’ai toujours, un régisseur, … Continuer la lecture de La demeure éloquente
Mon cœur fait d’instinct la différence entre une grosse vache et une sylphide, même si cette dernière est montée sur la même cavale de métal à pédalier. Mais quant à l’ustensil, j’en ferais, faute d’une décharge voisine, un objet à la Arman ou du Calder. Le piéton, notre ancêtre commun, est sorti d’Afrique il y a cent mille ans … Continuer la lecture de Amour du vélo
J’aime à chambrer un jeune bourgeois vieillissant décavé, lequel tient en tout temps à la main, et jamais le même, un livre des éditions Fleuve Noir (années cinquante) qu’il considère chaque fois, sans exception aucune, comme un chef-d’œuvre. Dès lors, je l’estime la plus haute autorité en matière de littérature de caniveau. Mais à bien y penser, … Continuer la lecture de De la littérature de caniveau et de l’indignité des fauteuils
Ainsi fait le professeur, son rejeton l’étudiant ; ils ont à cette fin le temps, la volonté (autant dire l’entendement), la certitude aussi de leurs privilèges. Le voyageur sur la terre, le tsigane de l’esprit sait qu’il n’a ni le temps ni les moyens, sa naissance, l’adversité le lui enseignent à l’envi – alors qu’il … Continuer la lecture de Relire
Hier soir, dans mon quartier livré aux morpions, aux blattes de l’hédonisme de bas étage, à la terrasse d’un rital cupide et aux pâtes trop cuites, une scène d’enchantement, Tchekhov revenu… Trois jeunes filles à croquer (dans les deux sens du verbe) en compagnie de leur oncle, un boyard à l’ancienne portant catogan ; les … Continuer la lecture de Tombé à la renverse dans le temps !