Vases non communicants
Les gens pleins d’eux-mêmes vident mon âme de tout intérêt pour eux ; quant à ceux qui s’écoutent parler, leur voix ne parvient pas à mes oreilles…
modeste proposition pour venir à bout de l'ignorance
Les gens pleins d’eux-mêmes vident mon âme de tout intérêt pour eux ; quant à ceux qui s’écoutent parler, leur voix ne parvient pas à mes oreilles…
En un temps de massacre généralisé des mots (conduisant à rendre la pensée subclaquante – pour ainsi dire bientôt morte), si je devais dresser un palmarès de l’assassinat, j’élirais le mot bienveillant. Je connais un amant disponible et très recherché (parfaitement soumis) dont les maîtresses, toutes issues du divorce ou de l’éducation nationale ou du travail dit indépendant, disent, comme … Continuer la lecture de Bon et bienveillant
J’ai eu cinquante ans. Je ne laisserai personne dire que c’est un âge qui compte dans une vie. Seul mérite de cette borne, si l’on veut, vingt-deux ans plus tard, quand on se remémore un dîner de quatorze convives (sept couples), extorqué par quelque malicieux demi-ami, il vous est loisible de… compter les morts ! … Continuer la lecture de Pour un anniversaire : Aden Arabie revisited
Chère madame, je commence par le plus important… J’espère que votre silence n’était pas dû à ce malheur qui ces jours-ci frappe à l’aveugle, que, donc, il n’a frappé ni vous ni vos proches… Quant à moi, je suis, jusqu’ici, épargné – sauf par la chape de plomb que des dirigeants arrogants, imprévoyants, incompétents, dominateurs, ont … Continuer la lecture de Lettre de ladite Covid
Quand on a eu une vie dans le coton – une majorité des pleurnicheuses et pleurnicheurs de notre société abjecte – on ne parle pas à la légère de ceux à qui il fut donné d’avoir une vie atroce. Si les cons ici désignés entendent persister dans leur voie, il faut qu’ils sachent qu’ils me … Continuer la lecture de Avertissement sans frais
Une (ruelle de) montagne (19 Bergasse est l’adresse de son domicile) qui a accouché d’une souris ! D’où une zoonose qui continue de faire des milliers de victimes dans l’indifférence générale, au son du canon rémunérateur de milliers de psychanalystes – surtout dans notre beau pays cartésien…
Il n’y a pas de hasard ! Je regarde ces temps-ci des films avec Hedy Lamarr, pure beauté et femme d’esprit qui, en y mettant du sien, a payé au prix fort son trop-plein de qualités… Et ne voilà-t-il pas que j’apprends que sa physionomie a servi de modèle à Walt Disney pour la méchante reine de … Continuer la lecture de Tout se joue à sept ans !
Tous les mots méritent plutôt un excès d’honneur qu’une imputation d’indignité. Ils sont la route, pavée des meilleures intentions de l’étymologie, vers le sens, le seul médicament dont l’absence de nocivité ne fasse aucun doute… Les politiciens et leurs perroquets du journalisme ont déshonoré deux mots, adjectif ou participe passé de même nature : bienveillant et … Continuer la lecture de Words, words, words
Cher Bogdan, je vais vous faire un aveu qui ne me coûte rien puisqu’il est on ne peut plus sincère : j’ai horreur de travailler, quelle qu’en soit la manière… Et vous ne cessez de me donner des devoirs ! Je suis resté, une fois pour toutes, un enfant curieux des êtres et des choses … Continuer la lecture de Lettre à un jeune roumain sur la différence entre l’âme et l’esprit et sur la nature de l’art
Qui ne le sait, à part les idiots : la bêtise est la chose du monde la mieux partagée, du haut en bas de l’édifice social. La bêtise est toujours méchante, agressive, revancharde – méchante, car c’est comme si ces deux-là, bêtise et méchanceté, marchaient main dans la main… À toute force, elles entendent qu’on pense … Continuer la lecture de Bête et méchant
Si je l’ai jamais eu, je n’ai plus le goût d’écrire. Les temps sont trop troublés. Quand chacun n’obéit que sous l’empire de la crainte, on doit dire que pas un n’est encore libre. Seuls subsistent ou, plutôt, croient subsister, ceux qui s’enveloppent par paires dans le cocon de leurs vastes demeures, se tendant l’un … Continuer la lecture de Solitude
La ville la plus creuse et arrogante, l’incurable Grassiano, a franchi le mur du con pour célébrer le passage du Tour de France cycliste… Inscrite en énormes lettres, à la peinture blanche, sur le tablier de l’antique pont de bois, cette délirante prière : SI TOUS LES VELOS DU MONDE, génuflexion destinée, à n’en pas … Continuer la lecture de Les cyclistes sont des cons !
… ce serait mon oncle. Mon père, qui faisait un usage fréquent, plein d’une ironie gentille, de la sagesse dite populaire, affectionnait ce syntagme synonyme d’absurdité, d’impossibilité. Hier, celui-ci m’est revenu sous la forme d’une illumination : il devrait permettre de résoudre une fois pour toutes la querelle éternelle des sexes dont on nous fait tout … Continuer la lecture de Si ma tante en avait…
Imagine-t-on le Pape titillé par quelque imagination sortie de la cervelle du Marquis de Sade ou s’empêtrant dans la barbe broussailleuse de Karl Marx ? C’est pourtant ce que vient de faire celui dont les Français s’imaginent qu’il est à leur tête… Voilà qu’il ose citer Simon Leys, un homme dont la probité, la subtilité, l’insondable … Continuer la lecture de Bas les pattes !
La seule vraie souffrance qu’il aura ressentie pendant ces temps de malheurs, c’est d’avoir été un jouet entre leurs mains, un papillon épinglé sur son bouchon, un sujet contraint à la soumission (par voie de police) par l’autoritarisme erratique de politiciens arrogants, incompétents et paresseux qui, pour l’heure, cachent comme ils peuvent leur soif sans … Continuer la lecture de La seule dette qui vaille. Vous restez nous devoir… le prix de notre liberté.