Par les champs et par les grèves Voyage et littérature

Mon ami le plus cher est un Stakhanov de la culture physique ; c’est son seul péché, véniel, quant aux devoirs rendus aux idoles contemporaines. Il vient de frôler la surchauffe cardiaque, heureusement sans conséquences. Quant à moi, péripatéticien sans retour, je n’ai rien trouvé de mieux, l’autre hier, que de garnir ma culotte de marche d’épices et autres aromates ! Nettoyage effectué à la main au moyen d’amples feuilles de vigne glanées au bord du chemin. Compréhension fulgurante de la symbolique de ladite feuille au jardin d’Éden. Puisque j’en suis à la copiosité, je viens de lire coup sur coup, de Balzac, Le Cousin Pons, La Peau de Chagrin, Le Curé de Tours. Il faut lire Balzac comme il a écrit : à gros bouillons. Je suis toujours un peu réservé à l’égard du géant ; je note qu’il a la manière et un souffle d’orage ; mais, nonobstant, il y a là bien trop de mots. Qu’on veuille bien m’excuser du peu.

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