L’admiration dont fait l’objet le conducator M., lui aussi un peu maudit, m’exaspère. De ses opposants à ses affidés, sa « secte », jusqu’à la petite clique de micros qui tient la chandelle et s’égosille, tous s’entendent pour louer son intelligence, sa culture, son talent d’orateur. Entre les salons capitonnés du socialisme et l’assurance tous risques d’une carrière politique ininterrompue, il est avéré qu’il a eu le temps de lire, de se cultiver ; quant à son art du discours, on observe que les concurrents ne se bousculent pas… en tout cas dans la présente et mal nommée Maison du Peuple, ou la classe politique tout entière. Et ce n’est pas le fou de soi-même accroché tout en haut du mât de cocagne qui lui fera de l’ombre… En présence d’une classe de cancres, j’avoue, et n’en peux mais, ma tendresse invétérée pour le bonnet d’âne ; d’où il suit que mon admiration pour le prix d’honneur est réduite à néant.