Je n’en démords pas, il est l’homme, l’humain, le plus intelligent que j’aie jamais entendu sur aucun canal, pour la longue période récente. Il m’a donné Spinoza. Par un malheur bien de notre temps d’inculture générale, il a glissé sur la peau de banane Lénine et atterri dans la mare du bolchevisme, dont toutes les grenouilles sacrifiées connaissent les œuvres et bienfaits, de Staline à Poutine en passant par Mao, Pol Pot, Xi etc. On m’objectera : oui mais le clown à la mèche jaune devenue grise ; il n’est pas plus recommandable. J’acquiesce, en précisant que – lui – est l’ordonnateur d’un gouffre empli de billets et titres numériques, un Phlégéthon de signes monétaires où se précipitent des armadas de crapauds cupides, gros et maigres, pour faire leur beurre, toute honte bue, de leur baratte enjouée. Dans les deux cas, l’aune des résultats est la menace très tangible sur tout ce qui vit, et la mort au bout pour des multitudes entières. N’étant ni conseiller ni comptable, j’invite Lordon, en souvenir de mon authentique estime, à porter les scalpel et bistouri de son intellect sans pareil sur toutes les plaies, sans exclusive, pour au moins les débrider.