Bécassines et étourneaux s’en vont voter

Comme vos caquetages en ont fait du bruit, la dernière fois, quand vous crépissiez de fientes dérisoires les parois de vos cages dorées ! Et cette fois-ci, la resucée passe comme une lettre à la poste ! Pas un mot ou c’est tout comme. Vous connaissant, ce ne peut être par galanterie envers la dame à tête de choucroute ramollie ; ma parole, vous devez être tous en vacances, dromomaniaques parcourant le globe irrespirable à la recherche de l’autre. La clé au fond, c’est que vos indignations sont en carton-pâte et que, si la dame va perdre, vous vous avez perdu depuis longtemps toute dignité.

 

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De la guerre civile

Quelque temps qu’il nous ait laissé, trois siècles et demi plus tard, Blaise Pascal a toujours un brin d’avance sur nos modestes (et oublieuses) facultés de penser : il avait compris et posé que le pire des maux, à éviter quels que soient les moyens ou le coût, est la guerre civile.

Dans notre époque, malgré qu’en ait le verbe impuissant des pitres du Barnum politicien, on dirait qu’il ne faille plus exclure les perspectives de guerre civile. Le hiatus sidérant, d’une ampleur intersidérale, entre une poignée de riches et la masse engluée des pauvres et quasi-pauvres, le dépeçage par des politiques futiles, inefficaces, effroyablement coûteuses (frais de bouche, de costume, des raclures représentatives) des détenteurs de revenus moyens, le racket fiscal, donc, d’une classe moyenne en voie d’amaigrissement radical, les ghettos urbains où, sur fond d’imputations proprement douteuses de responsabilité du colonialisme, de racisme imaginaire, de discriminations fantasmées, des mafieux et des religieux font régner leurs mœurs et leur loi – autant de tonneaux de poudre remplis à ras bord qui n’attendent plus que l’étincelle de quelques histrions toujours en quête d’un rôle social susceptible de tromper l’ennui de leur foncière inutilité : intellectuels-fonctionnaires, syndicalistes dispensés de travail, gauchistes à la retraite… L’apparition du fauteur d’insurrection n’est pas récente. Me revient le souvenir lancinant, térébrant, de ces fiers maoïstes un peu crasseux qui, à la sortie de nos universités, prenaient à partie de jeunes américaines, propres sur elles et dessous elles, leur enjoignant de retourner sur le champ dans leur maudite république impériale… au nom de la lutte héroïque du peuple vietnamien ! De bien beaux faits d’armes se sont accomplis en ce temps-là, dont parlent encore les anciens combattants des cabinets ministériels (pensionnés à vie dans la fonction publique). On mentionnera pour mémoire la sainte cause de la Palestine (arabe) que les mêmes héros de la lutte salivaire célèbrent, de temps immémorial, à coup de harangues bruyantes dans des défilés maigrichons. L’autre hier, étant dans un café (où les femmes sont absentes) tenu par des kosovars, j’éprouvai le besoin de faire le jeune chien en même temps que de vérifier les éléments d’un savoir encore embryonnaire. Deux colosses au crâne rasé, genre souteneur ou combattant de la guerre d’indépendance (qualités nullement exclusives l’une de l’autre), buvaient leur café. Il me sembla une riche idée, sur le mode plaisant, de leur prétendre que j’étais serbe. Quand l’un des deux sortit pour fumer une cigarette, il se tourna vers moi et, sur un ton qui ne prêtait pas à ambiguïté, me dit : « Beaucoup de gens sont morts, beaucoup d’autres ont souffert – il ne faut pas plaisanter avec ça ! »

Par pitié, messieurs les kosovars, foutez-nous la paix avec vos querelles ! Foin des produits d’importation… Nous avons assez de nos incendiaires en chambre, anciens staliniens, trotskistes, maoïstes recyclés à l’Académie Française, journalistes n’ayant pas lu un livre depuis Sciences-Po, pour ne rien dire de la racaille politicienne, sans exception corrompue jusqu’à l’os et prête à tout pour durer.

 

 

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Les journalistes (encore) !

Un journaliste soi-disant indépendant du service dit public nous propose cette analyse, étourdissante de pertinence, de la situation critique internationale : « un affrontement de mâles dominants ». Si cet abruti échappé de fraîche date du divan de son ethnopsychanalyste a raison, se rend-il compte, alors, que ses consœurs journalistes sont toutes des femelles séductrices, mamans castratrices ou putains captatrices – au choix.

 

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Un palmipède qui se dit dans les chaînes

Je n’ai jamais compris comment des esprits supposément supérieurs pouvaient accorder la moindre attention à ce torchon composé de ragots propagés et de gorges chaudes faites par des trous du cul de petits fonctionnaires, par définition inoccupés et envieux. Nul besoin de ce garant prétendu de la vertu pour débusquer le plus petit des scandales : la « nature » humaine, c’est-à-dire la puante jalousie, y pourvoit toujours. Pour moi, un bourgeois qui lit ce torchon, ou encore L’Équipe, est purement et simplement un imbécile qui s’ignore !

 

 

 

 

 

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L’un et le multiple

Trente ans concierge dans le monde dit scientifique, j’ai entendu jusqu’à l’indigestion cette assertion, illico jugée par moi particulièrement controuvée, selon laquelle les découvertes se préparent ou se font autour de la machine à café. Nul besoin de se pousser du col (d’appartenir à une élite autoproclamée) pour savoir que quand la véritable conversation était de ce monde, elle favorisait, voire fécondait, les esprits bien préparés. Ce que c’est tout de même que de se payer de mots, comme est puissant ce besoin de forger de creuses anecdotes à forte teneur de snobisme ! Le monde dit scientifique est sans nul doute plus en manque de créateurs, de mavericks, que de simples soldats, traînards ou traîne-la-patte, buveurs de café émérites, et les papotages impromptus dans les couloirs n’y changeront jamais rien. Cette croyance, au fond très condescendante, dans une certaine version socialiste de la puissance de la multitude, s’est incarnée en une sorte de Jeanne d’Arc petite bourgeoise (qui est encore vaguement en état de nuire). Cette buse politicienne ne craignait pas d’affirmer, en tant que collectionneuse invétérée d’idioties, que « on est plus intelligent à plusieurs que seul ». Dans son infinie modestie charitable, elle omettait de dire que c’était à une seule condition (mais de taille) : qu’elle fût le soliste dirigeant l’orchestre, qu’elle fît le don à la nation de ses gigantesques capacités : une tête de linotte doublée d’un caquetage de gallinacée.

 

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Simonie

Confit dans une infrangible satisfaction de soi, le publicitaire, autrement dit le communicant, excède mille fois par jour les limites du bon goût (de la décence) ou du sens commun. Dernière attestation en date : un marchand de je ne sais quoi nous enseigne que la vie est un terrain de jeu (autrement dit une cour de récréation), dans une langue dont le succès planétaire a signé, d’assez longue date, l’entrée en agonie. Louis Néel, prix Nobel de physique, entrepreneur et assez bon savant, disait quant à lui qu’on n’était pas sur terre pour s’amuser. Nos ancêtres en savaient un peu quelque chose qui étaient affrontés à la nécessité permanente de se nourrir comme de se reproduire. Pauvres marchands de soupe, d’amour, de lacets, de loisirs… et vous prostitués en costume qui les aidez à la vente ! C’est certainement trop d’optimisme que de souhaiter qu’un jour votre passage sur terre ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

 

 

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« Laura t’attend ! »

C’est entendu, les roumains sont aussi ces tsiganes noirauds, errants voleurs de cuivre dont les femmes vendent leurs corps faute d’autre chose, ce qui ne les empêche en rien de changer de mari au gré de leurs intérêts vitaux, en tête de ceux-ci, comme chez nous tous, l’argent et le plaisir. Les autres roumains, leurs concitoyens neuf fois plus nombreux, enragent d’être confondus avec la plèbe tsigane ; ils se fondent dans nos paysages, distinguables seulement par les r qu’ils roulent. Plus et mieux ils sont sortis du naufrage de leur nation d’hier, plus ils sont racistes envers leurs anciens serfs et serviles vis-à-vis de l’occident accueillant. La gloire de leur expatriation réussie culmine dans les figures d’un ou deux écrivains de l’absurde ou du désespoir prisés tout spécialement dans les beaux quartiers. On sait que mon âme est éprise de ma nation d’origine tandis que mes concitoyens m’inspirent des sentiments de particulière fraternité. Eh bien, que mes frères français regardent du coté de la Roumanie – quand leur arrogance, leur incompétence et leur paresse leur en laisseront le loisir… S’ils tendent l’oreille, tourne adéquatement leur regard, ils verront des milliers d’individus descendre dans les belles rues de Cluj-Napoca, Sibiu, Bucarest… pour demander le renvoi des politiciens et gouvernants corrompus quand nous autres français nous apprêtons à les élire et réélire en dépit du bruit de crécelle de leurs casseroles. C’est ici le lieu de porter à la connaissance du veau hexagonal la merveilleuse existence de Laura Codruta Kövesi, quarante trois ans, procureur en chef de la Direction nationale anti-corruption de Roumanie qui, depuis quatre ans, envoie méditer derrière les barreaux petits, moyens et grands politiciens et fonctionnaires (trois mille poursuivis jusqu’ici). Les citoyens roumains ont trouvé dans l’exemple de cette femme admirable le courage de faire reculer leur gouvernement, de le mettre dans des difficultés qui persistent. Les manifestants de ces dernières semaines en Roumanie adressent à leurs dirigeants cet avertissement très comminatoire : « Laura t’attend ! » Crapules élues prétendues républicaines de la France donneuse de leçons, et vous citoyens libéraux-bolcheviques opposés à toute clarté qui vous desservirait, allez vous faire foutre – et que Laura vous emporte !

 

 

 

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Lectures

Que font les gens qui vous recommandent un livre sinon vous refiler un petit bout de leur vision du monde dûment certifié par beaucoup plus talentueux qu’eux-mêmes.

 

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Définition

Footballeurs : oligophrènes qui jouent à la balle.

https://fr.wiktionary.org/wiki/oligophr%C3%A8ne

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Dictionnaire

Laïcité : religion hypocrite de ceux qui ne veulent plus des religions. Parmi ceux-ci on trouve des sectateurs nombreux de la déesse qu’ils appellent Raison, phénomène d’autant plus comique que ces gens sont en général dénués de sens commun, en dehors de la protection fanatique des intérêts de leur clique. Les plus haïssables sont encore les politiciens, uniquement entichés d’activités lucratives et de renommée. Il faut raison garder aiment-ils à dire. Au ras du langage, on doit leur pardonner leur impudence, puisque leur inculture crasse ne les fait disposer que de quelques mots et de deux ou trois locutions, tous tournés vers l’enrichissement facile et la satisfaction de leur insatiable vanité.

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