L’homme de la vallée perdue

J’ai toujours eu des relations difficiles avec la chair, faites d’un goût fulgurant du péché (vieil héritage) et d’une culpabilité lancinante (même héritage). Le cœur était d’un côté, le corps de l’autre ; l’un était blessé des incohérences, des foucades de l’autre ; le second aspirait sans fin à se réconcilier, à se fondre dans le premier. Avec toi, j’ai trouvé (et perdu) une source fraîche et brûlante où le tout était un, où la joie, la douceur, une infinie ferveur, un plaisir de toute la peau, un apaisement profond de l’âme composaient les traits d’un pays où je ne me suis jamais rendu sans revenir comblé.

Une réflexion sur “L’homme de la vallée perdue”

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