Un apologue

Courtepatte, ancien petit président vindicatif, trouve beaucoup de qualités à Pattefolle, nouveau président et apprenti thaumaturge, ce que n’avait pas su mériter Pataud, petit gros mollasson président de l’entre-deux, il est vrai particulièrement vaniteux, veule, paresseux. Courtepatte renouvelle ainsi notre attirail de locutions : il s’agit, dans cet éloge de Pattefolle, d’un hommage du vice au vice. Mais tous trois ont en commun ce qui fait de nos jours l’homme d’état authentique : un goût incurable pour les miroirs, une inculture achevée qui conduit à dire des énormités sur l’histoire, la vie des sociétés et le destin des pauvres – et l’usage parfaitement involontaire d’une langue de merde.

 

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