État de la terre et de nos cœurs

Sur mon balcon, fleurissent de beaux iris pallida, transplantés du chemin de mes courses sur le coteau radieux. Ce sont de petits prodiges, aux lignes arabesques, aux couleurs en camaïeu de bleu-mauve très pâle, où  les contrastes sont si doux, même avec leurs cœurs habités de jaune finissant en blanc presque virginal… La vie, comme ils disent, reprend ses droits. Mais nous, sommes-nous encore vivants, aux mains d’imprévoyants qui pérorent, d’incultes qui donnent des leçons dont la police vérifie que nous les ânonnons comme l’exige le règlement ? Par surcroît de misère, nous, enfants sages, résignés, devrons-nous bientôt boire le calice jusqu’à la lie, dire merci au Père Fouettard pour sa vigilante protection ?

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